Définition :
Selon le dictionnaire, un animal sauvage est un animal « sans maître » et qui vit « à l’état de liberté naturelle ». Les espèces sauvages sont celles qui « n’ont pas subi de modifications de la part de l’homme ».
Tout animal ne figurant pas dans la liste des animaux domestiques fixée par arrêté ministériel est un animal sauvage.
Qui sont-ils ?
Les animaux sauvages évoluent dans les forêts, prairies, rivières, lacs, océans, jungles où ils exercent leurs instincts naturels. Animal sauvage ne veut pas dire animal agressif ou forcément dangereux.
Avant d’être domestiqués, tous les animaux étaient sauvages, c’est-à-dire libres et indépendants de l’homme. L’animal sauvage se nourrit et se reproduit selon son propre instinct, naturel. Il est soumis à la sélection naturelle.
Animaux sauvages et équilibre environnement :
Les animaux sauvages interagissent entre eux et avec leur environnement.
Ces interactions se manifestent à toutes les échelles et notamment dans les réseaux trophiques grâce aux équilibres prédateurs-proies, herbivores-plantes et hôtes-parasites jouant ainsi un rôle écologique nécessaire pour l’équilibre environnemental et une cohabitation adaptée.
Les changements environnementaux accélérés par l’homme dans l’ excès industriel et la surconsommation ont des conséquences pour la santé et la survie de nombreuses populations ou espèces, y compris l’Homme.
La biodiversité à échelle planétaire est en train de subir de nombreuses modifications : les populations d’animaux sauvages ont chuté d’environ 68% en moyenne. Entre 1970 et 2016, les régions les plus touchées du monde sont l’Amérique Latine et les Caraïbes, qui ont vu leurs populations d’animaux sauvages diminuer d’environ 94% en un peu plus de 40 ans à cause de la destruction de leurs habitats de diverses manières, l’expansion des zones agricoles ainsi que le changement climatique (rapport Planète vivante 2020).
En l’absence de corridors climatiques et de prise de conscience au niveau de la cohabitation Homme/animal, le dérèglement environnemental expose des espèces vulnérables à une diminution de certaines populations voire à des disparations/extinctions d’espèces et de populations autochtones, Homme compris.
Il est nécessaire de souligner que l’équilibre environnemental, la connaissance de la faune et de la flore sauvage et le maintien d’une harmonie ne va pas sans la cohabitation avec les peuples autochtones, ancestraux, les populations locales et l’homme d’aujourd’hui.
Statut de protection :
Les animaux sauvages sont protégés par des conventions collectives qui en réglementent la chasse, la pêche, le transport, la commercialisation ou la détention. C’est le cas notamment de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ou de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne).
En France, il est nécessaire d’obtenir un certificat de capacité pour l’entretien d’animaux d’espèces non domestiques si on veut pourvoir conserver un ou plusieurs animaux sauvages en captivité.
Un grand nombre d’espèces sont menacées d’extinction à plus ou moins brève échéance. Ce risque est généralement établi ou validé par l’UICN qui va attribuer un statut de conservation (liste rouge de l’UICN) et parfois de protection.
À l’inverse, certaines populations d’animaux sauvages posent des problèmes de cohabitation avec l’Homme selon certaines fausses croyances et/ou connaissances incomplètes. Une liste d’espèces susceptibles d’être nuisibles est établie par un arrêté préfectoral, publiée et révisée.
Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) : Qui sont-elles ?
Voici l’exemple du renard : URGENT : dites NON au massacre de millions d’animaux sauvages jusqu’en 2026
Animal sauvage blessé :
En France, il existe de nombreux centres soins et de sauvegarde de la faune sauvage locale en détresse :
Petit rappel, la loi sanctionne la détention d’espèces sauvages sans autorisations appropriées.
Kinésiologie et animaux sauvages :
De part les évolutions environnementales, de cohabitation et de lien animal/homme ; les animaux sauvages ont développé des problématiques et des troubles du comportement observables dans les structures qui les accompagnent au quotidien suite à des traumatismes corporels, psychiques, émotionnels.
Leurs problématiques s’apparentent à un système de survie et de pérennisation de leur espèce. Les mémoires enfouies dans leur ADN sont beaucoup plus reliés à la peur, à la détresse, à la fuite, à la perte, à la séparation, à la crainte, à la douleur et la défense. Avec une vision et une compréhension qu’ils sont indépendants, libres et autonomes de part leur nature profonde.
Lors de la séance l’animal n’est pas touché, il reste dans son environnement, le professionnel s’adapte en fonction des circonstances et du contexte.
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